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La Guinée nouvelle

Niger: la junte rend "inéligibles" militaires et ministres aux élections © AFP

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Le chef de la junte du Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé vendredi une ordonnance qui rend "inéligibles" les militaires, les para-militaires et les ministres aux prochaines élections, indique la radio d'Etat.

"L'inéligibilité s'applique particulièrement au président du Conseil suprême de restauration de la démocratie (CSRD-junte) et ses membres", précise l'ordonnance lue sur les ondes de la Voix du Sahel.


La radio précise que la mesure s'applique également "au Premier ministre et aux ministres du gouvernement de transition".


Les gendarmes, les policiers, les agents des Forces nationales d'intervention et de sécurité (FNIS, ex-garde républicaine), ceux des Eaux et Forêts et les douaniers ne seront pas non plus candidats aux futures élections.


"Aucune dérogation" ne saurait être accordée aux personnes visées, a insisté la radio.


La junte nigérienne n'a pas encore fixé la durée de la transition ouverte depuis le coup d'Etat qui a renversé le président Mamadou Tandja le 18 février.


Les dates des élections à l'issue desquelles elle a promis de rendre le pouvoir aux civils ne sont pas non plus connues.


Par une autre ordonnance, le chef d'escadron Salou Djibo a interdit aux responsables des gouvernorats, des préfectures ainsi qu'aux chefs traditionnels de mener "des activités politiques partisanes" durant la transition.


Très influents auprès des populations, les chefs traditionnels avaient joué un rôle important dans le référendum constitutionnel très controversé d'août qui avait permis à Mamadou Tandja de prolonger de trois ans son dernier quinquennat qui expirait le 22 décembre 2009.


Mercredi, la junte a nommé des militaires à la tête de sept des huit gouvernorats du pays dirigés par des civils avant le coup d'Etat.


Dans un autre pays d'Afrique de l'Ouest, la Guinée, où un coup d'Etat militaire avait eu lieu en décembre 2008, le chef de la junte d'alors, le capitaine Moussa Dadis Camara, avait provoqué une levée de boucliers dans la population et l'opposition en laissant entendre qu'il pourrait être candidat à la présidentielle contrairement à ses promesses.


La crise en Guinée s'est dramatiquement aggravée avec le massacre par les forces de sécurité de plus de 150 opposants, selon l'ONU, le 28 septembre à Conakry.

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