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Publié par bouba/afp

<strong>Des policiers dans une rue de Conakry, le 25 juin 2010</strong> <span>Mercredi, les rues de Conakry étaient jonchées de pierres, pneus brûlés, restes de barricades, mais la situation était calme et les forces de l’ordre discrètes, a constaté un journaliste de l’AFP.</span> <span>AFP/Archives - Seyllou</span>

 

La question d'un nouveau report du second tour de la présidentielle en Guinée pourrait être tranchée jeudi, trois jours seulement avant le scrutin, après une série de rencontres menées par le nouveau président de la Commission électorale, le général malien Siaka Toumani Sangaré.


"Jour J-03": l'annonce s'affiche au dessus de l'entrée du siège de la Commission nationale électorale indépendante (Céni), à Conakry.

Mais la question d'un éventuel report du scrutin "est pertinente et reste pendante", a souligné mercredi soir le général Sangaré devant des journalistes, en espérant une décision à ce sujet "dans la journée" de jeudi.

Dans la matinée, le général Sangaré devait d'abord rencontrer tous les membres de la Céni. Puis il devait s'entretenir avec le Premier ministre de la transition, Jean-Marie Doré, et la présidente du Conseil national de la transition (CNT, qui fait office de Parlement), Rabiatou Serah Diallo.

Il souhaitait "surtout rencontrer les deux candidats", l'opposant historique Alpha Condé et l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, mais ces derniers poursuivaient jeudi matin leur campagne dans le pays.

"Pour nous, l'élection, c'est dimanche. Nous n'avons reçu aucune décision officielle de report", a souligné le secrétaire administratif du bureau politique du parti de M. Condé, Mohamed Diané.

Alpha Condé, 18% des voix au premier tour du 27 juin, se trouvait en déplacement en Moyenne-Guinée et était attendu à Conakry jeudi ou vendredi.

Quant à Cellou Dalein Diallo, 43% des voix au premier tour, il devait quitter Kindia (130 km de Conakry) pour s'arrêter à Coyah (50 km), avant de rentrer dans l'après-midi à Conakry, pour rassembler ses partisans sur l'esplanade du Palais du peuple.

Conakry semblait tranquille, deux jours après des affrontements entre partisans du candidat Diallo et forces de l'ordre qui avaient tiré à balles réelles, faisant plusieurs dizaines de blessés. Les manifestants exigeaient alors le départ du président de la Céni, Louncény Camara, qu'ils jugeaient trop proche du candidat Condé.

Depuis le changement de direction à la Céni, le calme est revenu dans la capitale dont les habitants attendent avec impatience l'élection d'un civil, après 25 ans de régimes militaires, de marasme et de corruption.

Au siège de la Céni, les responsables se disaient "préoccupés" par des retards dans la préparation du vote mais aussi par le vol d'ordinateurs au siège même de l'institution, pourtant constamment gardée par des militaires et des policiers.

"Nous avions mis beaucoup d'argent pour sécuriser cet immeuble", a déclaré le chef du département communication de la Céni, Thierno Seydou Bayo. "Mais ça n'a pas empêché le vol de 33 ordinateurs il y a quelque temps, puis la disparition récente de 17 autres, paramétrés pour la réception des SMS envoyés de l'intérieur du pays par des agents électoraux", a expliqué ce responsable.

Selon lui, trois systèmes parallèles devaient permettre de contrôler les résultats: les procès verbaux, les ordinateurs placés dans chaque commission de centralisation et les SMS réceptionnés dans cette salle informatique à Conakry.

Le second tour, initialement prévu le 19 septembre, avait déjà été reporté in extremis, la Céni assurant alors qu'elle n'était pas prête sur les plans technique et logistique, suscitant l'incompréhension des Guinéens.

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