GUINEEWEB.ORG

La Guinée nouvelle

Recensement des électeurs : « La plus part des guinéens de l’étranger sont des sans papiers », déclaré Ben Sékou Sylla

Le président de la commission électorale nationale indépendante a animé ce matin une conférence de presse dans un hôtel de la place. Ben Sékou Sylla en a profité pour parler du recensement des guinéens de l’étranger.

 Parlant de nos compatriotes de l’étranger, le président de la CENI a noté qu’au cours de cette opération, ils ont connus des fortunes diverses.

Pour lui, l’état a déployé de gros moyens et la CENI des efforts pour que les guinéens de l’étranger soient recensés. Mais pour un résultat plutôt mitigé puisque seulement 56 215 personnes seulement  sont recensées. Par rapport à leur nombre, M.Sylla indique que ce sont des spéculations qui courent « il n y a pas de statistiques réelle sur le nombre de guinéens qui vivent à l’étranger ».

 Par rapport à leur enrôlement  M. Sylla a indiqué que 18 consulats ont été retenus à travers le monde. Mais poursuit-il « la loi ne dit pas que tout le monde doit être recensé. Et mieux, la loi détermine un inter val de temps et une date pour le recensement. Pour ainsi dire, il y a un début et une fin ».

 Chemin faisant, le président de la CENI a indiqué que les missionnaires ont rencontré d’énormes difficultés et des fortunes diverses. «  La plus part des guinéens de l’étranger sont des sans papiers qui se méfient du recensement avec des données biométriques. La plus part d’entre eux sont dans des camps où ils ne peuvent pas sortir au risque d’être rapatrier. D’autres ont déchiré leur papier pour ne pas qu’on leur colle l’identité guinéenne », affirme Ben Sékou Sylla.

Et compte tenu de la situation, note Ben, la CENI ne décide rien puisque «  nous sommes seulement un maitre d’ouvrage ». Avant d’ajouter que c’est le gouvernement qui est architecte et c’est le président ou le premier ministre qui doivent décider de la reprise ou non du recensement des guinéens de l’étranger. Et si l’opération doit être reprise, affirme le conférencier, « il nous faut 4 milliards de GNF ».

 « Nous demandons aux autorités de sensibiliser nos compatriotes de l’étranger pour s’abstenir de participer à l’élection  présidentielle du 27 juin mais tout en leur disant que les opérations d’enrôlement  continuent et d’attendre les élections législatives ».

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article