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Publié par l'observateur paalga

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Ce sera donc finalement le 19 septembre 2010 ! Au départ, devant l’insistance de la communauté internationale et l’impatience des Guinéens, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du pays de Sékou Touré avait proposé deux dates pour la tenue du second tour de l’élection présidentielle, à savoir les 12 ou 19 septembre 2010 dans son projet de décret soumis au chef de l’Etat, le général Sékouba Konaté.

Au finish, c’est la dernière qui est retenue, comme annoncé dans un communiqué officiel de la présidence datant du lundi 9 août 2010. Le second tour aura donc lieu près de trois mois après le premier. Mieux vaut tard que jamais. On se rappelle que cette fameuse date, constitutionnellement parlant le 4 août dernier, avait été reportée sine die le lundi 2 août par ordonnance de la Cour suprême. Ce qui a valu le déplacement, à Conakry, du médiateur dans la crise guinéenne, le président du Faso, Blaise Compaoré, puis de son homologue sénégalais, Abdoulaye Wade.

Tout semblait pourtant bien parti avec la tenue, le 27 juin, de la première élection libre du pays depuis son accession à l’indépendance en 1958 et qui avait vu deux candidats se qualifier pour le tour suivant : Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, crédités respectivement de 43,69% et 18,25% des suffrages. Mais, depuis la proclamation des résultats, le suspense et l’incertitude sur le second tour sont venus assombrir le processus électoral. Le délai de 14 jours après la publication des résultats définitifs du 1er tour pour tenir la deuxième phase n’a donc pu être respecté.

Pire, les différentes parties ont peiné à arrêter une date consensuelle : d’un côté, les « pressés », qui voulaient un jour, tout de suite et maintenant et, de l’autre, les « tempérés » qui, eux, préféraient attendre la correction des anomalies décelées lors du scrutin de juin avant de passer à l’étape suivante. Et voilà que c’est la date la plus lointaine qui a été retenue.

La CENI avait d’ailleurs pris soin d’éviter tout le mois du Ramadan, qui débute, en principe, demain mercredi. Et c’est sans doute parce que le 12 septembre risque de tomber sur la fête de l’Aïd El Fitr que le 19 lui a été préféré. Certains ont même vite fait de dire que le mois du jeûne sera l’occasion rêvée pour les deux candidats de recruter des militants du côté des fidèles musulmans en offrant, par exemple, des kilos de sucre et de lait çà et là.

Quoi qu’il en soit, cette élection sera serrée, et son issue plus qu’incertaine quand bien même Cellou Dalein Diallo semblerait plus avantagé qu’Alpha Condé. Aussi faudra-t-il faire preuve, de part et d’autre, de fair-play en acceptant le verdict des urnes. C’est la seule voie pour mettre enfin la Guinée sur les rails de la démocratie et le chemin du développement.

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