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Publié par guineelive

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Le bureau de la coordination de l’union du Mandingue qui regroupe toutes les préfectures de la haute Guinée était mercredi chez le premier ministre Jean Marie Doré pour lui transmettre une lettre ouverte à l’intention du président par intérim.

Et selon le porte parole de l’union, Mamadou Kouyaté, les citoyens du mandingue ont été désabusés par l’annulation des voix des préfectures de Kankan et Mandiana qui sont des fiefs de leur leader. Et pour ne plus répéter de tels actes, la coordination de l’union mandingue prend le devant pour demander au président par intérim et à son gouvernement de prendre toutes les dispositions pour corriger cet état de fait.

Et au porte parole de menacer « au cas où les mesures appropriées ne sont pas prises, les préfectures du mandingue  que sont Faranah, Kouroussa, Kankan, Mandinana, Kérouané, Siguiri en tirerons toutes les conséquences en se retirant du processus électoral ». Raison invoquée, c’est que les citoyens sont privés de leur droit de vote.

Le premier ministre pour sa part, a  salué l’initiative et a promis de transmettre fidèlement le message des préfectures du mandingue au président par intérim, Sékouba Konaté. Plus loin, le chef du gouvernement guinéen a rassuré ses interlocuteurs des dispositions que  le gouvernement prendra pour la réussite du second tour.  Et surtout de mettre sur le même pied d’égalité les deux candidats afin de doter le pays d’un président légitime. M.Doré a par la même occasion demandé à la notabilité du Mandingue de repartir et de continuer à apaiser les esprits.

Encore une fois, voilà ce qui relance les débats sur la légèreté du président par intérim, Sékouba Konaté dans la conduite de la transition. Il n y a pas longtemps, juste après le fiasco du premier tour, son ministre secrétaire général à la présidence de la république, Tibou Kamara disait citation « le président a observé une strict neutralité vis-à-vis du processus. Il était plutôt un  observateur qu’un acteur de la transition ». Un président intérimaire dans une transition avec une situation aussi pourrie que la notre qui se comporte en observateur, ça se passe en Guinée. Pauvre de nous.

 

Mohamed Soumah

 

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