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Publié par Lancinet SANGARE

Kourémalé, la ville frontalière entre le Mali et la Guinée est un véritable point de rencontres et d’échanges. Mais c’est aussi un endroit qui montre une face regrettable des tracasseries routières.

La Guinée et le Mali par leur histoire et leur culture ont des similitudes comme la couleur de leurs deux drapeaux. Les deux peuples ont des échanges économiques dans tous les secteurs d’activité d’où un déplacement massif de part et d’autre. Kourémalé, la ville frontalière entre les deux pays est un véritable point de rencontres et d’échanges. Mais c’est aussi un endroit qui laisse voir une face regrettable des relations qui lient les deux pays. Les forces de l’ordre installées sur les lieux en font – ils à leur tête ? Difficile de répondre à la question car policiers, gendarmes et autres donnent l’impression de se venger des usagers de la route. Si vous êtes Maliens vous rendant en Guinée, les agents Guinéens vous font comprendre que vous venez de franchir un autre pays, loin des textes sur la libre circulation des personnes et des biens promus par l‘UEMOA. Même scénario pour les Guinéens se rendant au Mali. Pour se justifier les agents de force de l’ordre laissent entendre que les choses sont pires de l’autre côté, l’exemplarité devient une denrée rare face aux textes législatifs…

 

 

Un casse-tête insupportable 

Si par malheur, il vous arrive de quitter Bamako à 16 h ou 17h, vous serez condamnés à dormir avec les moustiques et à vivre l’insécurité jusqu’à 7 h du matin. Il faut avoir le cœur bien accroché face à la misère des populations qui passent la nuit sur les pieds en l’absence de toute infrastructure d’hébergement. Imaginez-vous un instant à bord d’une 504 familiale surchargée à parcourir plus de 1000 kilomètres. A partir de Kouroussa la voie est impraticable. Il faut 3 heures pour faire 60 km. Arrivée dans la ville de Kouroussa, Mamou ou Dabola aux lenvirons de 21 heures, vous êtes condamnés à passer la nuit sur place et attendre le lendemain 06 heures pour bouger. Bientôt la route entre le Mali et la Guinée sera bloquée. Pour cause, deux ponts inévitables sont sur le point de céder et apparemment rien n’est entrepris pour pallier cela. 

Incapables forces de l’ordre 

La circulation pendant la nuit en guinée s’avère dangereuse. La gendarmerie nationale Guinéenne ne fonctionne que le jour malgré les 73 motos cylindrés qui ont été mises à sa disposition pour assurer la sécurité des usagers et de leurs bien sur tout le territoire. Malgré qu’elle soit informée des attaques subites par les usagers, la gendarmerie ne fait rien pour atténuer ce mal. Informé des difficultés rencontrées par les usagers, le ministre délégué à la défense Me Abdoul Kabélé Camara reconnait qu’il y a insuffisance dans la sécurisation totale des tronçons. Il invite les usagers à dénoncer les pratiques peu nobles avec des preuves à l’appui pour que des sanctions puisses être prises à l’encontre des porteurs d’uniformes. 

Il ya 3 mois un taxi venant du Mali a été attaqué par des hommes lourdement armés. On estime à plus de 100 millions de francs guinéen de perte. Le chauffeur est actuellement aux arrêts pour « enquête ». Une plainte a été déposée par des passagers qui ont subi l’attaque à la rentrée de la ville de Mamou. Il faut entre deux et trois jours pour faire le trajet Bamako-Conakry , au total 10 000 kilomètres. A quand la fin de ce calvaire ? 

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