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La Guinée nouvelle

Un étudiant guinéen soupçonné d'un viol la nuit de la Saint-Sylvestre écroué

 

L'étau judiciaire s'est refermé sur un étudiant de 24 ans originaire de Guinée, identifié par la police grenobloise grâce à son empreinte ADN comme l'auteur du viol d'une jeune femme à Grenoble au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre.

Présenté dimanche 9 janvier devant un juge d'instruction, le jeune homme, qui aurait avoué les faits "sans pouvoir les expliquer", a été mis en examen et écroué pour "viol et agressions sexuelles". Il a été incarcéré à la maison d'arrêt de Varces (Isère).

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier dernier, ce jeune étudiant est soupçonné d'avoir agressé puis violé une étudiante de 24 ans à proximité du CHU de Grenoble, où la victime est interne en médecine.
 

Interpellé vendredi 7 janvier sur le campus universitaire de Saint-Martin-d'Hères (Isère), où il réside actuellement et poursuit ses études, puis placé en garde à vue, ce jeune homme n'en était vraisemblablement pas, selon la police, à sa première agression sexuelle.

"MONTÉE EN PUISSANCE"

Selon une source proche du dossier, qui souligne "la montée en puissance de ses actes", l'homme avait été appréhendé une première fois par la police le 17 mai dernier après s'être adonné à des attouchements sexuels dans le tramway. Des prélèvements ADN, qui ont permis de le confondre aujourd'hui, avaient alors été réalisés. Il est suspecté d'avoir récidivé le 31 mai et, plus récemment, le 13 décembre.

"Il est effectivement mis en cause pour trois agressions sexuelles commises dans le tramway grenoblois en mai et en décembre 2010", a confirmé Laurent Becuywe, procureur adjoint du parquet de Grenoble. "Il a été formellement identifié par deux de ses victimes. Il va désormais falloir trouver une explication à son passage à l'acte. Il n'existe d'emblée aucune pathologie évidente".

La justice grenobloise, qui reste toutefois prudente, le soupçonne par ailleurs d'être aussi l'auteur d'un second viol commis le 2 janvier dernier en tout début de soirée sur une jeune étudiante de 21 ans. Cette dernière avait été agressée par un homme, puis violée "selon le même mode opératoire, le long de la ligne du tramway, non loin du lieu de résidence du jeune homme", a indiqué la police. "Les victimes de ces deux viols ont également le même profil", a-t-elle ajouté.

"Pour l'heure, il fait seulement partie des suspects car cet autre viol a été commis dans des circonstances similaires et dans la même zone, a tempéré le parquet de Grenoble. Aucun élément ne conduit directement à lui pour le moment mais son ADN est en cours d'exploitation à ce sujet". Les résultats de cette nouvelle expertise de la police technique et scientifique ne seront pas connus avant mercredi.

"Si nous n'avions pu l'identifier et l'arrêter, la liste des victimes aurait pu être bien plus longue. C'est un prédateur", a indiqué la police.

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