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La Guinée nouvelle

Un guinéen injustement incarcéré en Belgique et en France à cause de son nom

 

inq mois et demi de prison pour rien, à clamer son innocence. C'est le cauchemar qu'a vécu Mohamed Kamara. Cet homme de 39 ans originaire de Guinée a été confondu avec un homonyme qui, lui, avait été condamné à 20 ans de prison pour viol. C'était en 2001, et il avait eu le plus grand mal à se faire entendre. Mais la semaine dernière, encore, il a cru entrevoir le même cauchemar, après avoir été interpellé pour la même raison.
ECOUTER Dimitri Rahmelow | 16/02/2012 - 18h08écouterMohamed Kamara, un homme de 39 ans originaire de Guinée, a été confondu à deux reprises avec un homonyme qui, lui, avait été condamné à 20 ans de prison pour violIl veut obtenir réparation

Un homme de 39 ans, emprisonné par erreur pendant plus de cinq mois en 2001 en raison de son homonymie avec un violeur condamné, a interpellé le garde des Sceaux afin d'obtenir réparation après une nouvelle arrestation. 
    
Mohamed Camara, né à Conakry en Guinée en 1973, avait été interpellé dans un Thalys en 2001 par les policiers belges. 

Ceux-ci agissaient en vertu d'un mandat d'arrêt international contre un homonyme également né en 1973. 

Il avait passé trois mois à la prison Saint-Gilles de Bruxelles avant d'être extradé vers la France. 

"Après 2 nouveaux mois de détention, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris l'a finalement libéré, contre l'avis du parquet : les victimes et la famille du condamné ne le reconnaissaient pas", a expliqué à Me Frédéric Berna. 

Un homonyme encombrant

L'autre Mohamed Camara, violeur condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la Cour d'assises de Paris en 2001, est également né en Guinée, mais à Dubréka, "une des rares différences qui a permis de prouver qu'il ne s'agissait pas du même", a observé Me Berna. 

L'injustement accusé M. Camara a à nouveau été interpellé la semaine dernière, encore dans un train, à Thionville (Moselle).  

"Il a été placé en garde à vue, cette fois ci "uniquement 24 heures", a souligné son avocat.

"Les policiers ont compris qu'ils avaient fait une erreur, mais ils lui ont dit que la situation risquait de se reproduire", a dit Me Berna, qui demande "une sorte de sauf-conduit qui lui permettrait de clarifier sa situation en cas de contrôle de police".

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