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Publié par Denise Diallo.





Elles sont six femmes qui  furent violées au stade du 28 Septembre 2009. Il y a aussi des jeunes garçons dont l’un a été opéré récemment à l’hôpital Fann grâce à l’aide de sa famille à Dakar. Les femmes furent convoyées à Dakar en Novembre 2009. Les garçons eux ont fui la Guinée par la route. Depuis lors  un silence total  entoure ces victimes.


Les  femmes sont laissées à l’abandon à Castor, une banlieue populeuse de Dakar. Deux d’entre elles avaient été engrossées lors des viols. Il a fallu leur faire faire un avortement illégalement car l’avortement n’est pas autorisé au Sénégal.


La RADDHO qui avait  obtenu de l’argent pour s’occuper des filles dit que le budget est épuisé et les pousse à retourner en Guinée. Il n’y a aucune comptabilité pour expliquer comment l’argent a été utilisé. Cette organisation voudrait-elle évacuer  les femmes au pays même si il y a des risques pour pouvoir garder le reliquat des sous ?


La  femme qui s’était chargée de les  amener  à Dakar, Nanfadima Magassouba-Boiro a  coupé toutes les relations. Celle qui s’était occupée d’elle au début, Mariam Diallo-Sy ne répond plus à leurs appels. Les deux sont devenues ministres et ont d’autres chats à fouetter. Pour elles le changement espéré a peut-être eu lieu.  Aucun chef de parti ne leur a rendu visite.


 Les femmes violées sont menacées d’expulsion de leur  appartement à la fin du mois de mars. Lors de son récent passage à Dakar,  Cellou Dalein était logé dans une suite au Méridien Président  par le riche commerçant, Diallo Sadakadji. Il n’a pas daigné contacter  les femmes violées dont la plupart, dans des interviews précédentes, indiquent qu’elles sont membres de l’UFDG.


Nous sommes ici en présence d’un problème moral qui  nous interpelle tous.  Il y a une communauté de plus d’un million de guinéens au Sénégal. Il est totalement inadmissible qu’elle laisse ces femmes dans l’abandon.


Pour nous femmes guinéennes de l’étranger et de l’intérieur ces femmes violées et abandonnées représentent un défi de plus. Dans les guerres de répression les femmes sont devenues des cibles favorites.  Le cas de ces femmes interpelle  notre condition de  mères et de citoyennes.  Garder le silence et ne pas nous  mobiliser pour les soutenir  c’est cautionner  une barbarie et un crime honteux qui ont scandalisé  le monde entier et qui reviendront nous hanter.


Laisser ces femmes  interrompre les traitements médicaux qui aideraient les victimes qu’elles sont à se remettre des traumas physiques et psychiques du viol sexuel  au nom de questions financières c’est abdiquer de notre rôle de mères et de sœurs.  Ne pas les  soutenir pour  engager des poursuites judiciaires contre les criminels et leurs commanditaires auprès des instances adéquates c’est encourager  l’impunité  qui  dévaste notre pays.


Je lance  un appel à toutes les organisations de femmes et de défense des droits de l’homme, au Sénégal, en Guinée et en France pour des volontaires afin d’organiser un collectif d’assistance  a ces femmes. Les personnes intéressées sont priées d’envoyer un email à l’adresse ci-dessous. Toutes les initiatives sont les bienvenues.


Je vous remercie.

Denise Diallo.
denisediallo@rocketmail.com

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