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Publié par bouba&Afp

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Le président de transition en Guinée, le général Sékouba Konaté, a accepté hier sur conseil du président Abdoulaye Wade de ne pas démissionner du pouvoir jusqu’à la fin du processus électoral en cours et la proclamation des résultats.

Dans un communiqué diffusé hier, le porte-parole de la présidence de la République a indiqué que le président Abdoulaye Wade a eu un entretien téléphonique avec le général Sékouba Konaté dans ce sens et a saisi l’occasion pour lancer « un appel solennel » à toute la classe politique guinéenne pour « la sauvegarde du processus électoral qui offre au peuple guinéen une chance historique d’asseoir un régime démocratique et pluraliste ». Dans la journée, le général Konaté, chef du gouvernement militaire de transition, s’est dit très "peiné" des propos "offensants" lancés par des manifestants à Conakry et a menacé de démissionner si cela continuait, a constaté l’Afp. Selon l’Afp, plus de 3.000 sympathisants de l’ex-Premier ministre Sidya Touré - arrivé en troisième position au premier tour de l’élection présidentielle du 27 juin - avaient manifesté lundi à Conakry pour dénoncer des fraudes et certains avaient lancé des accusations en langue soussou. Un proche du président de transition a affirmé que ces manifestants avaient "entonné des chansons insultantes pour le général Konaté et porté atteinte à son honneur".

"Si on ne veut pas reconnaître ce que nous avons pu faire durant tout ce temps-là, on peut offenser notre personne. Mais offenser nos parents, je ne pourrai pas l’accepter, pour rien au monde. Mon honneur, ma dignité ne le permettent pas", a déclaré le général Konaté, se disant "beaucoup peiné", "beaucoup touché".

"Si ça continue, je vais demander à partir, à quitter la tête de la transition", a ajouté l’officier, qui s’exprimait au siège du gouvernement, devant des représentants du Conseil national de transition, du Conseil économique et social et du Conseil national de la communication. Homme-clé de la prise du pouvoir par l’armée fin 2008 à Conakry, Sékouba Konaté dirige la Guinée depuis la mise à l’écart du chef de la junte, le capitaine Dadis Camara, grièvement blessé à la tête lors d’une tentative d’assassinat en décembre.

Le 15 janvier, il s’était engagé à conduire son pays en crise vers des élections libres, puis à restituer le pouvoir aux civils, après 25 ans de régimes militaires.

Le premier tour de scrutin présidentiel s’est déroulé paisiblement le 27 juin. Mais de nombreux partis ont ensuite dénoncé des "irrégularités" et "fraudes massives".

 

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