La Guinée nouvelle
22 Mars 2010

Dans une lettre signée le 19 mars 2010, le leader de l'UPN indique qu'il a du mal à participer aux débats et même à faire participer ses cadres dans les différentes commissions de travail de l'alliance. Naturellement, l'honorable député pense qu'il faut privilégier l'intérêt du parti avant le sien.
Le lendemain samedi, le démissionnaire, rencontré par notre reporter dans les locaux du Palais du Peuple en marge de la plénière du CNT, a confirmé les faits tout comme l'information selon
laquelle, il a bénéficié d'un siège au sein de cet organe de transition.
A rappeler que l'ANR est la seule entité politique qui a décidé de bouder le CNT pour protester contre le partage "inéquitable des 30 places accordées aux partis politiques où le forum des forces vives s'est adjugé tout seul 26. Malgré l'augmentation de 101 à 155 membres, l'ANR qui demandait au minimum 10 places n'aura que cinq", a rappelé son chef de file, lors d'une conférence de presse tenue en début de ce mois.
La question qui se pose maintenant est de savoir si un autre décret sera pris pour légitimer les nouveaux membres du CNT dont le nombre est passé de 155 à 159 d'après la Présidente qui a fait
cette annonce dans son discours d'installation, le 12 mars 2010.
Sur l'appartenance politique de l'UPN, son secrétaire général qui était de l'UDG du richissime homme d'affaires Mamadou Sylla avant de rallier l'ANR de Bah Ousmane, préfère pour l'heure garder sa
distance et du forum qu'il critiquait avec virulence il y a peu de temps et des autres alliances politiques.