La Guinée nouvelle
16 Mars 2012
L'opposition guinéenne a annoncé jeudi
qu'elle allait organiser des meetings et des caravanes à travers tout le pays pour "contraindre" le président Alpha Condé à organiser des élections législatives "transparentes et crédibles" le 8
juillet.
"Nous allons dès samedi 17 mars
entreprendre des actions politiques à Conakry et à l'intérieur du pays pour contraindre le pouvoir du président Alpha Condé à organiser des élections législatives libres, transparentes et
crédibles", indique l'opposition dans une déclaration à la presse.
"Ces actions vont commencer dès samedi
par un grand meeting" dans la banlieue de Conakry au cours duquel "nous allons annoncer le programme d'une caravane à l'intérieur du pays", a expliqué Sidya Touré, responsable de l'Union des
forces républicaines (UFR).
M. Touré est un des signataires de la
déclaration de l'opposition aux côtés notamment de Lansana Kouyaté du Parti de l'espoir pour le développement solidaire (PEDN), Mamadou Mouctar Diallo des Nouvelles forces démocratiques (NFD) et
Cellou Dalein Diallo de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).
"C'est dramatique que la population
guinéenne se soit battue pour la démocratie et que par des moyens frauduleux, des menaces et la violence, un pouvoir veuille détourner cela pour un pouvoir autocratique", a dit M.
Touré.
Le ministre guinéen de
l'Administration du territoire (Intérieur) a assuré lundi à Paris que les élections législatives prévues le 8 juillet en Guinée se dérouleraient dans une "totale transparence", cherchant à
rassurer tant l'opposition que les bailleurs.
"Nous avons engagé un processus
d'audit du fichier, nous avons bouclé le budget électoral -- qui devrait tourner autour de 30 millions de dollars, nous avons mis en place un dialogue politique. Les élections se dérouleront dans
une totale transparence", a affirmé à l'AFP le ministre Alhassane Condé.
Ces élections devaient avoir lieu six
mois après l'installation du nouveau président élu en novembre 2010, Alpha Condé, mais elles ont été sans cesse reportées.
L'opposition a dénoncé une décision
unilatérale et déploré que la date du scrutin ait été fixée avant même la fin de l'audit du fichier électoral.