La Guinée nouvelle
17 Février 2012
inq mois et demi de prison pour rien, à
clamer son innocence. C'est le cauchemar qu'a vécu Mohamed Kamara. Cet homme de 39 ans originaire de Guinée a été confondu avec un homonyme qui, lui, avait été condamné à 20 ans de prison pour
viol. C'était en 2001, et il avait eu le plus grand mal à se faire entendre. Mais la semaine dernière, encore, il a cru entrevoir le même cauchemar, après avoir été interpellé pour la même
raison.
Il
veut obtenir réparation
Un homme de 39 ans, emprisonné par erreur
pendant plus de cinq mois en 2001 en raison de son homonymie avec un violeur condamné, a interpellé le garde des Sceaux afin d'obtenir réparation après une nouvelle
arrestation.
Mohamed Camara, né à Conakry en Guinée en
1973, avait été interpellé dans un Thalys en 2001 par les policiers belges.
Ceux-ci agissaient en vertu d'un mandat
d'arrêt international contre un homonyme également né en 1973.
Il avait passé trois mois à la prison
Saint-Gilles de Bruxelles avant d'être extradé vers la France.
"Après 2 nouveaux mois de détention, la
chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris l'a finalement libéré, contre l'avis du parquet : les victimes et la famille du condamné ne le reconnaissaient pas", a expliqué à Me Frédéric
Berna.
Un homonyme
encombrant
L'autre Mohamed Camara, violeur condamné à
15 ans de réclusion criminelle par la Cour d'assises de Paris en 2001, est également né en Guinée, mais à Dubréka, "une des rares différences qui a permis de prouver qu'il ne s'agissait pas du
même", a observé Me Berna.
L'injustement accusé M. Camara a à nouveau
été interpellé la semaine dernière, encore dans un train, à Thionville (Moselle).
"Il a été placé en garde à vue, cette fois
ci "uniquement 24 heures", a souligné son avocat.
"Les policiers ont compris qu'ils avaient
fait une erreur, mais ils lui ont dit que la situation risquait de se reproduire", a dit Me Berna, qui demande "une sorte de sauf-conduit qui lui permettrait de clarifier sa situation en cas de
contrôle de police".