La Guinée nouvelle
14 Mai 2013
Lundi, le président du GOHA, Cherif Mohamed Abdallah, a présenté au gouvernement, à la presse et à tous les partenaires des milieux d’affaires, le bilan des violences perpétrées fin février et en mars dans son pays.
Alors que la crise politique perdure en Guinée, les
milieux d’affaires évaluent les dégâts. Les manifestations de rue sont loin d’être pacifiques, des magasins et bureaux étant saccagés et pillés au passage. Pour le Groupe organisé des hommes
d’affaires (GOHA), quelqu’un doit payer la note, ou alors il ne reste plus qu’à jeter l’éponge et cesser de faire des affaires.
Lundi, le président du GOHA, Cherif Mohamed Abdallah, a
présenté au gouvernement, à la presse et à tous les partenaires des milieux d’affaires, le bilan des violences perpétrées fin février et en mars dans son pays. Il s’élève, selon lui, à plus de 41
milliards de francs guinéens.
Chérif Mohamed Abdallah a expliqué à Camille Grosdidier
que ce montant représente les pertes en marchandises occasionnées dans les divers marchés de la capitale guinéenne. Les dommages aux édifices n’ont pas encore été évalués dans la mesure où cela
nécessite une expertise, a souligné le président du GOHA.
« Nous espérons que le gouvernement va nous
dédommager », a déclaré Chérif Mohamed Abdallah. « Nous payons des taxes à l’Etat, et c’est l’Etat qui doit nous protéger, pas les partis politiques », a-t-il souligné. Les
commerçants sont prêts à saisir la justice guinéenne et, au besoin, celle de la Communauté économique des Etats D’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a fait savoir le président du
GOHA.