Contacté par FRANCE 24, le porte-parole du gouvernement, Damatang Albert Camara, explique que les premiers renforts militaires sont arrivés sur place dès lundi en fin d’après midi – avec
notamment deux colonels, l’un Guerzé et l’autre Konianké, originaires de la région – et que d’autres les avaient rejoints le lendemain portant à 1000 les éléments des forces de sécurité
présentes dans la région. Selon lui, les renforts sur place sont adaptés aux besoins actuels.
Cependant, les habitants contactés dans la région de N’Zérékoré considèrent que ces mesures ont été insuffisantes pour protéger les habitants lors des premières heures des violences.
Des affrontements interethniques entre ces deux communautés avaient déjà eu lieu en 2010 et2012.
La région de N’Zérékoré est majoritairement peuplée par des membres des communautés Konianké et Malinké, des allogènes musulmans venus d’autres régions de Guinée, et des Guerzés,
autochtones chrétiens. Des violences récurrentes dans la région ont lieu depuis 1990, date à laquelle les tensions ethniques avaient été attisées par les politiciens autour d’élections locales faisant près de 200 morts.