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Publié par observateur paalga

 

 

La Guinée est aujourd'hui à la croisée des chemins. Le 2e tour de la présidentielle est prévue pour se tenir le 19 septembre 2010. Cependant, plus le jour approche, mieux la tension est perceptible. Pire, ceux qui l'alimentent ne sont autres que les principaux acteurs de la scène politique, particulièrement les postulants au prochain scrutin que sont Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé. Rien que le mercredi dernier, le second déclarait ceci au micro de l'Agence France-Presse (AFP), avec une voix teintée de menace : « Nous savons qu'il y a eu une fraude gigantesque au premier tour. Je n'accepterai pas de fraude au second tour ».

Le Général était à un petit doigt de la démission lorsque la tendance Sidya Touré l'a accusé de partialité. Les acteurs de la scène politique guinéenne doivent cependant se dire une chose : il n'y a pas à notre sens meilleure manière de départager des candidats qui visent la magistrature suprême qu'une élection. Et il faut forcément un gagnant et un perdant. Oui, fraude il peut y avoir.

Mais pendant qu'on y est, il serait difficile pour les éventuels plaignants de citer, sous nos tropiques, une élection qui a été à 100% parfaite. Certes, en matière de scrutin, il ne faut pas encourager la médiocrité à tous les prix. Cependant, entre deux maux, il faut forcément choisir le moindre. Les désormais deux candidats à la magistrature suprême au pays de Camara Laye se doivent donc de taire leurs querelles intestines pour l'obtention de la paix.

 

Les Condé, Diallo et autres Touré qui ruaient dans les brancards après le 2e tour devraient mettre de l'eau dans leur vin, pardon, dans leur boisson sucrée de rupture du jeûne, afin que la Guinée traverse cette étape charnière de son Histoire. La société civile et les leaders politiques guinéens ont exigé à cor et à cri que le pouvoir soit remis aux civils. La doléance a été acceptée et une occasion de retour à la démocratie leur est servie sur un plateau d'argent.

Il ne faut pas la rater tout simplement parce que les urnes n'ont pas parlé en la faveur de l'un ou de l'autre. Il suffit en effet d'une petite étincelle pour que tout explose dans cet Etat. Après, ce sont les même qui pousseront des cris d'orfraie quand les militaires s'empareront du pouvoir. Gageons que la rencontre de Ouagadougou entre les deux candidats, sous l'impulsion du président du Faso, Blaise Compaoré, leur fera emprunter la voie de la raison.

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