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Publié par bouba/afp

 

 Les deux candidat à l'élection présidentielle en Guinée, Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo, ont chacun lancé "un appel au calme" à leurs militants, samedi, en appelant à bannir les tensions entre les ethnies, dans des déclarations séparées devant la presse.

Ils s'exprimaient alors que des échoppes appartenant à des peuls avaient été saccagées ou détruites vendredi et samedi à Conakry, Kankan (est) ou encore Siguiri (nord-est), selon des témoins. Des agressions et menaces contre des peuls avaient également été rapportées.

"Je lance un appel au calme à l'ensemble de nos militants", a déclaré M. Condé, invitant à "éviter la violence, les attaques contre les boutiques ou autres".

"Certains manipulent les jeunes. (...) Nous ferons tout pour qu'il n'y ait pas de tensions entre les ethnies. La Guinée appartient à tous: peuls, malinkés, soussous, forestiers", a dit Condé, lui-même malinké alors que son adversaire politique, Cellou Dalein Diallo, est peul.

Cependant, M. Condé a dénoncé ce qu'il a appelé "l'empoisonnement" d'une centaine de militants de son parti, soignés depuis vendredi dans deux hôpitaux de Conakry pour des douleurs abdominales ou des vomissements. Ces patients ont affirmé être tombés malades après avoir consommé des boissons, distribuées au cours d'un meeting de Condé à Conakry.

Une rumeur avait aussitôt couru que "les peuls du parti de Diallo avaient empoisonné les gens du parti de Condé", déclenchant des actes de violence contre des membres de cette ethnie.

A l'hôpital Ignace Deen où 71 patients étaient enregistrés, des médecins ont cependant souligné qu'il n'y avait "pas eu de morts" parmi les partisans d'Alpha Condé soignés et que la situation n'était "pas très grave". Ces sources, se refusant à parler d'empoisonnement ou d'intoxication, attendaient les résultats de prélèvements.

De son côté, le candidat Cellou Dalein Diallo a demandé à ses partisans "de rester calmes et de n'envisager aucune mesure de représailles afin de préserver la paix et l'unité dans le pays".

Il a d'abord accusé les forces de l'ordre de violences, viols et arrestations arbitraires. "Depuis cinq jours, nous assistons à un déferlement d'une répression dans les quartiers réputés fiefs de l'UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée, son parti), d'abord par les forces de sécurité qui répriment sans discernement", a lancé M. Diallo.

Il a aussi regretté "la tribalisation" du débat et de la violence, jugeant "extrêmement grave" qu'on ait "voulu accréditer l'idée selon laquelle les peuls ont décidé d'intoxiquer les autres ressortissants des autres communautés".

"Ce que nous avons de plus précieux aujourd'hui - nous sommes pauvres, nous manquons d'électricité - c'est l'unité de la Nation qu'il faut tout faire pour préserver. Susciter la haine ethnique, la violence contre une communauté, ce qui est en train de se faire aujourd'hui, n'est pas responsable", a-t-il dit.

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