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Publié par bouba

 

 

Vingt gendarmes ont été blessés lors de heurts avec des jeunes qui tentaient de se rassembler pour une marche de l'opposition à Conakry, où les forces de l'ordre ont interpellé 35 personnes pour violences et vandalisme, a affirmé à l'AFP un responsable de la police.

Nous avons dénombré 20 gendarmes blessés par jets de pierre et 35 personnes interpellées pour violence contre les forces de l'ordre et vandalisme, a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat.

Les blessés sont tous en train de recevoir des soins appropriés à la clinique du BQG (Bataillon du quartier général) au camp militaire Samory Touré, siège du ministère de la défense et de l'état-major général des armées, a-t-il dit.

Auparavant, un responsable de la police et des leaders de l'opposition avaient affirmé dans des déclarations séparées à l'AFP que 28 personnes avaient été interpellées, dont le fils du principal opposant Cellou Dalein Diallo, avant une marche prévue par l'opposition à partir de 10H00 (locales et GMT) et qui a été empêchée par les forces de l'ordre.

Des heurts ont éclaté dans différents quartiers populaires de Conakry lorsque les forces de l'ordre ont empêché des groupes de jeunes de se rassembler pour se rendre à cette marche qui, selon l'opposition, visait à réclamer des élections législatives libres et transparentes.

Dans un communiqué diffusé lundi après-midi, la direction générale de la Police nationale a indiqué que la manifestation n'était pas autorisée, suite à une décision du gouverneur de la ville de Conakry. Elle précisait qu'un dispositif de sécurité avait été mis en place sur les principales artères de Conakry dès 06H00.

Selon la police, des heurts ont été constatés peu avant 10H00 dans plusieurs quartiers des banlieues où s'étaient formés quelques regroupements de manifestants et de contre-manifestants.

Les dispositifs de sécurité ont été pris à partie par les manifestants par des jets de pierre. Les forces de sécurité ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes, a-t-elle ajouté.

Plusieurs partis de l'opposition avaient appelé leurs militants à se rassembler vers 10H00 à Matoto (banlieue sud) pour marcher en direction du Stade du 28 septembre, dans le centre-ville.

Dès les premières heures de la matinée, des gendarmes et policiers anti-émeutes ont empêché tout rassemblement, selon un journaliste de l'AFP.

Plusieurs leaders de l'opposition dont Cellou Dalein Diallo, Lansana Kouyaté, Sidya Touré et Faya Millimono, qui partaient du domicile de M. Kouyaté à Matam (banlieue sud-est) ont été stoppés par des gendarmes quelques dizaines de mètres plus loin.

D'après Cellou Dalein Diallo, huit militants de son parti, l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), avaient déjà été arrêtés dimanche soir. Ils sont à la gendarmerie, ils ne reçoivent ni eau, ni nourriture, a dit M. Diallo à l'AFP.

Des élections devaient initialement se tenir au premier semestre 2011 mais ont été sans cesse reportées pour diverses raisons.

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