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Publié par bouba/xinhua

 

 

Deux ONG bien au fait des questions du continent, à savoir Open society initiative for West Africa (OSIWA) et Africa governance monitoring and advocacy projet  (AfriMAP) pointent du doigt les lacunes qu’ont les agences de lutte contre la corruption dans l’exécution de leur mission, constituant ainsi un frein dans l’éradication de ce fléau en Guinée.

Dans un rapport intitulé « Guinée : Les institutions de lutte contre la corruption », publié ce mardi, les concepteurs de cette étude soulignent que « l’existence de plusieurs agences anti-corruption avec des chevauchements de compétences ainsi que l’absence d’indépendance » est susceptible de rendre ces organes particulièrement « vulnérables à la manipulation politique ».

Ce document inédit constate que la corruption en Guinée fait toujours face à d’importants obstacles dont certains sont liés à la faiblesse de son cadre juridique. Autres facteurs soulignés par ce rapport comme étant des entraves aux efforts de lutte contre la corruption, c’est « l’absence d’une loi anti-corruption, d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption ou le fait que la Guinée applique un code des marchés publics obsolète et lacunaire ainsi que la faiblesse de son cadre juridique », sont là des obstacles énumérés par cette étude, pour ce qui est de la lutte contre la corruption.

A cela il faut ajouter les obstacles de type institutionnel, à savoir  » l’abondance des organes de contrôle, d’audit et de prévention de la corruption, leur absence d’indépendance », étant quasiment placés sous l’autorité administrative de la présidence de la République, ne peut qu’être contreproductif pour ces organes.

Pour sortir de ce cercle vicieux, l’étude recommande « de doter les organes de lutte contre la corruption d’une indépendance institutionnelle en vue de renforcer leur autonomie d’action ».

« Doter ces organes de lutte de pouvoirs judiciaires pour confondre les auteurs de malversation devant la justice », figure également parmi ces recommandations.

En marge de la publication de ce rapport, le directeur de l’Agence nationale de lutte contre la corruption a révélé que la Guinée a perdu 500 milliards de francs guinéens soit près de 50 millions d’euros en 2012, pour des faits de corruption.

Parmi les mesures envisagées dans la lutte contre le fléau qu’est la corruption, les autorités compétentes préparent un Projet de loi destiné à circonscrire le phénomène.

En attendant que des instruments efficaces soient mis en place pour barrer le chemin aux cadres indélicats et autres personnes profitant de la faiblesse des  mécanismes, pour pomper dans les caisses de l’Etat, certains observateurs pensent que la lutte contre la corruption demeure encore un vœu pieux. Ce, malgré les promesses faites par le président guinéen d’en faire un défi prioritaire.

C’est d’ailleurs dans cette optique que se situe le procédé portant  sur l’unicité des caisses.

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