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Publié par bouba/afp

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L'opposition guinéenne a accusé vendredi le pouvoir de vouloir organiser une mascarade en ayant fixé seul avec la Commission électorale nationale indépendante (Céni) au 29 décembre la date des législatives et a appelé à manifester à compter du 27 septembre.

Nous avons déploré l'entêtement du gouvernement et de la Céni de continuer à prendre des décisions (...) dans le cadre de la préparation des élections législatives sans associer les acteurs politiques, a déclaré Cellou Dalein Diallo, principal opposant, à l'issue de la réunion à Conakry d'un collectif regroupant une quinzaine de partis d'opposition.

Ces partis ont en conséquence appelé à des manifestations de rue à partir du 27 septembre dans tout le pays pour essayer de ramener à la raison le gouvernement et la Céni pour que l'organisation des législatives incombe aux partis politiques et à la Céni, a ajouté M. Diallo, président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

Les partis d'opposition ont fait tout ce qui est possible pour inviter le gouvernement et la Céni à un dialogue constructif pour que nous mettions ensemble un calendrier, que nous identifions ensemble les actions à mener afin de créer toutes les conditions d'une élection équitable et transparente, a affirmé M. Diallo, battu à la présidentielle de 2010 par Alpha Condé.

Le gouvernement ne le veut pas, il veut organiser une mascarade d'élections, les partis du collectif ne l'accepteront pas, a-t-il ajouté, en accusant le pouvoir du président Condé et la Céni de vouloir organiser un hold-up électoral.

Un autre ténor de l'opposition, Sidya Touré, président de l'Union des forces républicaines (UFR), a de son côté affirmé avoir été surpris par la fixation de cette date du 29 décembre. Ce n'est selon lui qu'une date virtuelle, sinon fictive, parce qu'aucun de nos représentants à la Céni n'a été associé à quoi que ce soit pour la fixation d'un chronogramme électoral.

Les dirigeants du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), le parti du président Condé, interrogés par l'AFP, n'ont pas souhaité réagir dans un premier temps à l'annonce de la date de ces législatives.

Le président de la Céni, Loucény Camara, a annoncé jeudi que ce scrutin, qui aurait dû avoir lieu dans les six mois suivant l'investiture du président Alpha Condé le 21 décembre 2010, se tiendrait le 29 décembre.

Les dernières législatives en Guinée remontent à juin 2002, à l'époque du régime autoritaire du président Lansana Conté décédé en décembre 2008 après 24 ans au pouvoir.

C'est actuellement un Conseil national de transition (CNT), mis en place début 2010 par le régime militaire du général Sékouba Konaté chargé d'organiser la présidentielle, qui fait office de Parlement.

Le président Condé souhaitait organiser un nouveau recensement électoral avant les législatives pour, selon lui, corriger des anomalies relevées lors de la présidentielle de 2010 (premier tour en juin, second tour en novembre).

Mais l'opposition refusait ce recensement, notant que le dernier datait de 2009, estimant qu'il risquait de retarder le scrutin et que son budget (quelque 80 millions d'euros) serait mieux utilisé à des programmes de développement du pays.

C'est finalement une révision des listes électorales, moins coûteuse et moins longue, qui sera effectuée avant le scrutin.

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