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Publié par bouba

 

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Le 30 mai 2010, trois Nigériens ont été exécutés par balles en Libye pour "actes criminels". Le 2 juin suivant, c'était au tour de 18 Tchadiens, Egyptiens et Nigérians d'être passés par les armes par la justice libyenne ou ce qui en tient lieu. Tous les pays de ces ressortissants, les ONG, les activistes des droits de l'Homme ont condamné cette parodie de justice, feignant de découvrir un fait nouveau au royaume de Mouammar Kadhafi.

Ainsi, en 2000, par exemple, alors que l'Union africaine venait à peine de sortir des entrailles de l'OUA, et que Kadhafi, le parangon du panafricanisme, poussait à la roue les chefs d'Etat du continent à adopter fissa la charte relative à l'avènement des Etats-Unis d'Afrique, des Africains étaient victimes de lynchages de la part de jeunes Libyens.

Ces pratiques d'un autre âge mettent en lumière le fait que celui qui dirige la Libye depuis 41 ans n'a jamais été sincère avec ses frères noirs. D'ailleurs, l'a-t-il jamais été avec d'autres prétendus frères ? Son panarabisme a fait flop. Du reste, sa brouille publique avec le roi d'Arabie Saoudite est connue et, malgré un semblant de réconciliation, le dégel n'a jamais été palpable avec le Royaume des Saoud. Son panmaghrébisme a aussi fait long feu.

Certes, après s'être racheté une respectabilité, l'homme du 1er-Septembre est devenu de nouveau fréquentable pour de nombreux dirigeants occidentaux.

Ces derniers défilent sous la tente du bédouin de Syrte, qui savoure à l'occasion et son lait de chamelle et son plaisir de voir tous ces puissants de ce monde, qui ne voulaient pas le voir en peinture, faire le déplacement en Libye pour parler politique ou business.

Mais si l'isolement international de Kadhafi a cessé, ce n'est pas pour autant que son influence s'est accrue. Nombre de ses affidés regroupés au sein de la CEN-SAD (Communauté sahélo-saharienne) ont même pris leurs distances avec le Guide libyen.

Ces exécutions de fin mai - début juin 2010, qui ne seront pas les dernières, achèvent de convaincre ceux qui en doutaitent encore qu'Ubu roi ne croit ni aux Etats-Unis d'Afrique ni à la "race noire qui dominera un jour le monde".

 

Sa "négrophilie" n'est que de l'imposture pour maintenir autour de lui ce qui s'apparente à sa cour : certains pays subsahariens, en quête de subsides. Il va falloir pourtant qu'au prochain sommet de l'UA, prévu en juillet à Kampala, les différents chefs d'Etat, de la CEN-SAD ou non fassent comprendre au leader libyen que cette barbarie maquillée en actes de justice doit cesser. Entre gens qui aspirent au fédéralisme, on peut se dire la vérité.

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