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Publié par bouba/reuters

Appel des casques bleus d'Afrique de l'Ouest à la Guinée

Les chefs des différentes missions de maintien de la paix de l'Onu en Afrique de l'Ouest ont appelé mercredi les deux candidats à la présidence de la Guinée à faire en sorte que l'élection se déroule sans heurts.

Le deuxième tour de l'élection présidentielle, déjà différé, est censé se tenir le 10 octobre mais cette nouvelle date est incertaine du fait d'un litige sur la composition de la commission électorale indépendante.

"Nous appelons les dirigeants de la Guinée, et les deux candidats en particulier, à tout faire pour surmonter les difficultés présentes entourant la direction de la commission nationale des élections", a dit Saïd Djinnit, représentant spécial du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, pour l'Afrique de l'Ouest.

L'émissaire de Ban a noté qu'il n'y avait à l'heure actuelle aucun "conflit ouvert" dans cette région de l'Afrique, ensanglantée par de violents conflits ethniques dans les années 1990. "Nous devons faire en sorte que cela reste le cas", a-t-il ajouté.

Le diplomate s'exprimait à l'issue de discussions à Dakar avec les chefs des missions onusiennes en cours au Liberia, en Guinée-Bissau, en Côte d'Ivoire et au Sierra Leone.

Outre la Guinée, la Côte d'Ivoire, théâtre d'une guerre civile en 2002-2003, doit aussi voter cette année, normalement le 31 octobre, pour un scrutin présidentiel déjà reporté à six reprises. Les Libériens se rendront eux aux urnes fin 2011.

Ce calendrier électoral chargé est "considéré comme un facteur d'instabilité et une menace contre la paix sociale", ont ajouté les dirigeants onusiens.

La Guinée est la première à entrer en lice. Au premier tour, fin juin, l'ancien Premier ministre Celou Dalien Diallo est arrivé en tête avec près de 44% des voix. Il sera opposé au second tour à Alpha Condé (18% au premier tour).

Vu les difficultés d'organisation du second tour, entre accusations d'irrégularités et condamnation de l'ancien président de la commission électorale nationale, l'Onu redoute que le processus censé rétablir un pouvoir civil en Guinée ne tourne mal.

Diallo tire l'essentiel de ses voix de l'ethnie Peul; Condé est lui porté par l'ethnie Malinké. Des heurts ont déjà éclaté entre membres de ces groupes de population et l'Onu craint que la situation s'aggrave.

La Guinée étant frontalière de six pays, le scénario le plus dramatique pourrait aboutir à des déplacements de populations par delà les frontières, susceptibles de déstabiliser les pays voisins.

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