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Centrafrique: décès en France de l'ancien président André Kolingba

 L'ancien président centrafricain André Kolingba (1981-1993) est décédé dimanche à Paris à l'âge de 73 ans, a appris l'AFP à Bangui auprès du président du directoire de son parti, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) Gabriel Goloumo.

"Nous avons la confirmation de la mort du président-fondateur de notre mouvement en fin d'après-midi à Paris", a déclaré M. Goloumo qui n'a pas précisé les raisons de ce décès.

De source informée à Paris, on indiquait à l'AFP que M. Kolingba souffrait depuis longtemps d'un cancer de la prostate et qu'il avait été soigné dans plusieurs hôpitaux, mais pas seulement dans la capitale française.

Né le 12 août 1936 à Bangui, Kolingba, ancien général d'armée, avait renversé par un coup d'Etat en 1981 le président David Dacko (1979-1981) successeur de Jean-Bédel Bokassa.

"Nous avons appris son décès avec consternation", a affirmé à l'AFP le ministre du développement rural Fidèle Gouandjika, proche de l'actuel président François Bozizé. "C'était un grand homme d'Etat et on peut affirmer qu'il était un grand bâtisseur comme en témoignent notamment les édifices publics et les structures de développement" du pays.

Celui-ci a indiqué que le président Bozizé avait présenté en soirée ses condoléances à Mireille Kolingba, la veuve de l'ancien président.

Fondateur du parti unique RDC, en 1987, Kolingba avait été contraint sous la pression de la rue et après des grèves sans précédent dans le pays, d'autoriser le multipartisme en 1991. Il s'était maintenu au pouvoir jusqu'en 1993, date des premières élections démocratiques remportées par Ange-Félix Patassé. M. Kolingba avait terminé en quatrième position du scrutin.

En mai 2001, lors d'une nouvelle tentative de coup d'Etat, il avait échoué à renverser le président Patassé qui avait alors mis sa tête à prix pour la somme impressionnante à l'époque de 25 millions de francs CFA (250.000 francs français).

Il s'était alors réfugié en Ouganda tandis qu'il était condamné à mort en Centrafrique. En 2003, il avait toutefois bénéficié du renversement de Patassé par François Bozizé et d'une amnistie pour participer au "dialogue national". A nouveau candidat à la présidentielle en 2005, il avait terminé troisième du scrutin remporté par Bozizé.

Son parti était considéré comme la seconde force d'opposition du pays avec notamment six députés (sur une trentaine que compte l'opposition) du parlement, fort de 105 membres.

Fin janvier, le RDC avait quitté L'Union des forces vives de la Nation (UFVN) la principale coalition de l'opposition, parce que celle-ci avait suspendu sa participation à la Commission électorale indépendante (CEI) chargée d'organiser les élections présidentielle et législatives prévues cette année à une date encore non fixée officiellement.

 

 

 

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Alexandre 27/02/2010 22:26


Paix à son âme.