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Publié par bouba

 

 

Le gouverneur de la ville de Conakry a déclaré interdite la marche de l’opposition, prévue pour le 27 septembre prochain. Cette marche avait pour objectif de protester contre la date des élections législatives du 29 décembre 2011. Le pouvoir de Alpha Condé a visiblement de la peine à asseoir une bonne base de dialogue social et politique avec ses contempteurs.

 

Car il donne l’impression d’être trop braqué, fébrile quand il s’agit de discuter avec ses opposants. Apparemment, Condé a peur de son opposition. Il est vrai que les conditions dans lesquelles l’élection présidentielle a été organisée ont laissé des traces dans les esprits. Beaucoup de rancoeur certainement. Mais, il appartient au premier président démocratiquement élu de ce pays de créer les conditions d’une démocratie apaisée. Aller aux élections au forceps alors que l’opposition pose des préalables, c’est la meilleure façon de mettre en péril la paix sociale. Les élections sont nécessaires et incontournables dans le processus de démocratisation du pays. Mais elles ne doivent pas se tenir à n’importe quelles conditions.

 

Le consensus entre les acteurs est primordial afin d’éviter une crise post-électorale aux conséquences souvent incontrôlables. Les membres et les responsables de l’Union des forces démocratiques de Guinée, principal parti de l’opposition, ne sont pas des enfants de chœur. Alpha Condé en est conscient mais, il ne reste pas moins comptable de toutes les dérives et des dérapages actuels parce que c’est lui qui mène la barque. L’interdiction de la marche en est une parfaite illustration. Si d’un point de vue sécuritaire, le pouvoir disposait d’éléments pour annuler cette marche, les flottements administratifs donnent du grain à moudre au moulin de l’opposition qui crie à l’anti-démocratisme du pouvoir en place

 

. En effet, elle s’appuie sur la loi pour contester la légalité de la décision d’interdiction. Le gouverneur n’aurait pas autorité de le faire. Cette contestation de la légalité de la décision ne manquera pas d’alimenter le débat et surtout de faire monter la température au sein des troupes de l’opposition. La Guinée pouvait bien se passer de cet énième bras de fer entre pouvoir et opposition qui sont restés dans une logique de confrontation permanente, créant ainsi un climat délétère non propice au dialogue. Cette marche aurait pu se tenir si on demandait des gages aux organisateurs tout comme les forces de sécurité auraient pu l’encadrer. Il faut croire que la méfiance est tellement grande entre les protagonistes que ce serait trop leur demander, que de leur faire ces propositions simples.

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